Bhagavat le Bienheureux, nom donné à Krishna, avatar
de Vihsnou
nopals
: variété de cactée
bengalis
: petit oiseau bleu du Bengale
Apsara
: danseuses divines védiques, "celles qui se meuvent
dans l'eau"
Védas
: Textes sacrées hindouistes, Livres de la Connaissance
Kailasa
: Mont sur lequel Shiva danse pour créer le cosmos et notre
âge
Indra
: Dernier des dieux guerriers védiques, buveur du soma immortel
Mâyâ
: La création est mâyâ, illusion.
Et " Ce que
l'humanité prend pour la réalité est le rêve de Brahmâ l'indien.
Par ce rêve, le dieu créateur
fait exister l'univers.
Le rêve est entretenu par
Vishnou, le Préservateur,
qui utilise mâyâ pour tisser
la toile du réel."
(Cf L'Inde éternelle, sagesses
du monde, Albin Michel)
Cependant, le monde n'est
pas illusion, c'est une question de perception,
avec et sans raison. Changement
et impermanence. Etre de devenir...
" Une rouge vapeur
à ton épaule ondoie
Comme un manteau
de pourpre où le couchant flamboie "
Et cette phrase me fait penser,
comme correspondance, intuition qui sait,
à un des traits caractéristiques
d'un dieu mexicano-aztèque,
Tezcatlipoca, le Seigneur
au miroir fumant, compagnon mystique
du fameux Quetzalcoatl, le
Serpent à plumes.
Et en ceci que Tezcatlipoca
porte souvent sur ses représentations
un miroir sur la tempe ou
à l'épaule
( et même à la place d'un
pied sacrifié à la guerre ),
qui laisse échapper des volutes
fumeuses,
éclair et lecture entre ciel
et terre,
symbole ou rêve de divination
mêlée au crépuscule d'un monde disparu...
Et là ce Bhagavat Bouddha,
lIluminé Bienheureux,
à la fleur de Lotus qui lui
tombe des yeux,
qui brûle, fume et flambe
sur sa montagne sacrée,
à suivre le fleuve, remonter
à la source, à voir peut-être en son miroir
Mâyâ " à la flamme féconde...
Espoir et souvenir, le rêve
et la raison,
L'unique, l'éternelle et sainte
Illusion."
et à lui sourire..