A la recherche du temps où le monde semblait encore possible,

une nouvelle m'est arrivée ce matin.

Triste à en mourir.

Le jardinier sur sa rose rosée pleurait sans que je le vois.

Je me suis aperçu bien plus tard que le nouveau venu

dans l'hôtel n'en était pas un.

J'ai reconnu sa femme, cette dame se promenait dans mon jardin,

fredonnant une chansonnette d'eau de pluie d'été.

Plus tard sur la route qui mène aux villages alentours,

je l'ai retrouvée avec ses enfants dans les mains.

Elle ne m'a pas vu, les enfants eux m'ont souri,

de leurs plus beaux yeux aussi.

J'ai quitté la route pour prendre le lac au bout d'un chemin,

sur de verts pâturages. Je m'y suis baigné.

Au-dessus de l'eau, les papillons volaient en éclat,

de-ci de-là, j'ai plongé au fond du lac.

Tout n'était que poussière, sable vert sur une plaine morne et morte.

Je m'en suis retourné.

A la surface de tout, mes yeux au milieu de l'eau,

le ciel noircissique et son reflet imaginaire...




index hall I livre EL I some menu I sites en favoris I big blog I formulaire fou I  Page à envoyer à un ami

Copyright © 2001-2010 AL Ricoyot - Tous droits réservés - alricoyot@gmail.com