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Dans ma forêt vierge, un après midi où
je me promenais,
nai-je pas vu près de la cascade florissante,
suspendue au balcon d'un arbre tropical, d'une liane, en pendentif,
une main qui de la dernière phalange de ses doigts
tenait à bout de bras
une tête d'éléphant énorme aussi
légère qu'une feuille morte,
dont elle avait d'ailleurs la couleur et la grandeur d'une
oreille de palme
mais dont les yeux maquillés étaient trop beaux
pour être vrais, en diadème,
et qui me regardaient, l'air de me questionner à l'instar
de sa trompe interrogative.
De quoi, je ne sais, et l'autre à côté
qui c'était, non plus,
peut-être le charmeur ou le dresseur de ce drôle
d'animal
qui pendant un instant est apparu pour disparaître aussitôt,
rien que le temps d'une photo...
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