La mort me nargue, me sourit comme pour me faire une farce.

Je n'ai pas peur, le fond de mes yeux lui sourit aussi.


Mes yeux se sont éteints, morts de l'absence d'air et de couleurs.

Il semble que la mort elle-même se soit souvenue de moi

à cette heure de la nuit.

Elle a hurlé, elle s'est fait pluie sur les toits et fenêtres

puis papillon aux ondes et reflets noirs et blancs,

clair-obscur, chacun sur une aile.

Je me suis jeté alors dans ses bras, ce linceul enivrant et plat.

J'y ai déposé un baiser de dernier souffle.

Ecroulé là, sur le sol, mes pupilles ont saigné et pleuré.

Je me suis transformé en masque, James Douglas Morrison

m'est apparu, sur la seuil de la porte et près de mon lit.

Regard ici.

Le temps a pris sa plume et a colorié les ombres et lumières de cette pièce,

chambre sanctuaire, pour un instant. Trop tard.

Je perdrais alors et toujours l'autre moitié du papillon.




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