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 _ Les runes et l'écriture des étoiles _ jean-yves guillaume 


p9 runa signifie mystère, secret, sonder, rechercher

p30-31 clairvoyance astrale = miroir, spatial et temporel par lequel on voit le monde, « tel que tout événement se déroulant devant soi le fait exactement en sens inverse de sa direction sur Terre : la cause vient après l'effet, le fleuve coule vers la source, le soleil se lève à l'ouest, le nord de la Terre se retrouve au sud du ciel.»
= réalité occulte, niveau du monde astral
miroir = mer astrale
monde astral = monde élémentaire en science spirituelle

p33 Eridan = père des Fleuves, depuis le sommet de la voûte céleste jusqu'au bord de l'équateur, aux pieds d'Orion. Fleuve Don, Tanaïs ancien
« Le Fleuve du Ciel réfléchissait au sud la forme exacte des étoiles du Dragon dans le nord.»

p43 Baldour, Janus, Apollon, Belenos, Vishnou, Horus = protecteur des portes, triple aspect du soleil, triple unité du logos, 3e envoyé des mystères de Lumière.

p45 parallèle Baldour / Jésus, l'Ase silencieux Widhar "Celui du Bélier", l'Agneau de Dieu

«...de même que tout ce qui se condense ici-bas est appelé tôt ou tard à se dissoudre, de même tout ce qui s'est un jour abîmé dans la Matière se spiritualisera de nouveau jusqu'au dernier de ses atomes, aussi vrai que tout "ce qui est en bas est comme ce qui est en haut" et que "tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas". Ainsi, tout comme le Feu se condense en Vapeur, la Vapeur en Eau et l'Eau elle-même en Glace, la Glace elle-même, un jour, se résoud en Eau, celle-là même en Vapeur et cette dernière en Feu : De même tout ce qui s'est à l'origine inexorablement condensé dans l'Abîme de la Terre s'en dégagera naturellement. C'est là le Solve et Coagula du monde et le premier des enseignements qu'un homme pouvait retirer de la contemplation d'une simple bille de glace.» p106

« Lorsque, levant les yeux vers le ciel, vous y verrez briller au nord, non plus l'Ourse familière mais le Coq, non plus notre polaire actuelle mais Deneb, et comme un labarum [ étendard avec le chrisme, signe du christos! ] céleste étinceler la croix du Cygne au ciel, alors vous saurez que le Ragnarök [ fin du monde prophétique dans la mythologie nordique, avènement d'un renouveau de l'univers ] est commencé, que le Crépuscule est sur le Monde et que les temps sont comptés. En ce temps-là, au lieu de l'étoile polaire, vos yeux verront au ciel briller la croix du Cygne et le Signe de la Croix - tout au nord du monde - et vous saurez que le Coq est sur le point de chanter...» p112

« On est donc fondé à se demander ce que purent être ce mystérieux Chaudron, les deux Cornes et cet Hydromel insigne et merveilleux que les gnomes y firent couler [...] le disque lunaire obscur flottant dans la coupe argentée de la lune. C'est ce que l'on appelle la lumière cendrée qui n'est en réalité que le disque lunaire lui-même faiblement éclairé par la réflexion lumineuse du soleil sur la terre. Chaque "corne" lunaire proprement dite, qu'elle soit du premier quart ou du dernier, se trouvant ainsi directement éclairée de la lumière du soleil, alors que le disque sombre lui-même ne l'est que de son éclat réfracté sur la Terre et comme le reflet de celle-ci.» p132

« Il ne nous viendrait pas à l'idée de vous placer par exemple derrière un menhir pour mieux observer ce qui se trouve derrière ou sous un dolmen pour mieux contempler le soleil... mais il y a une quarantaine de siècles, une telle activité relevait encore d'un mode de connaissance hautement initiatique en rapport direct avec l'élément spirituel du Soleil et de sa lumière.» p133

« En effet « si nous portons les yeux sur les dolmens eux-mêmes, il nous apparaît alors qu'il convient bien de voir en eux quelque chose comme des appareils au moyen desquels l'activité physique extérieure du soleil se trouve en quelque sorte retenue de telle manière qu'il devient alors possible à l'initié clairvoyant d'observer ce qui subsiste précisément de cette activité solaire au creux de l'espace obscur. La manière dont le principe occulte de l'élément solaire pénétrait la Terre et se réfléchissait ensuite de la terre vers l'espace, voilà ce que l'édifice des cromlec'hs permettait au druide de contempler autrefois. L'élément physique de la lumière solaire, se trouvait retenu. Un espace obscur se trouvait ainsi aménagé dans l'enclos des pierres et de la table supérieure, au sein duquel il devenait alors possible d'observer par clairvoyance l'activité spirituelle de la lumière du soleil au travers de la pierre.» p133-134 _ Rudolf Steiner, Die sonneninitiation des duidenpriesters und seine Mondenwesenerkenntnis, conférence du 10. 09.1923

« La force spirituelle du soleil n'est ni arrêtée, ni réfléchie par la matière physique. Elle passe à travers, si bien que le disque sombre qui repose sur la coupe d'or contient réellement la force spirituelle du soleil. On peut donc voir dans la partie sombre de la lune la force spirituelle du soleil, tandis que c'est sa force physique que les rayons réfléchis rendent visible dans le croissant lumineux. Ainsi l'esprit du soleil repose-t-il en sa force physique, autrement dit dans le croissant, la coupe.» p135 _ Rudolf Steiner, La nouvelle quête du Graal, Triades, Paris 1978 p96

« Ainsi donc voilà ce que les nains firent couler dans le Chaudron : l'éther de son, le support éthérique du langage, du verbe et la sagesse cachée qui se rattache à lui. Cette essence spirituelle purement suprasensible du son vivant, c'est ce que les Scandinaces mettaient à la base de l'harmonie poétique inhérente aux forces sonores et créatrices de leur langage : l'accord sonore des forces verbales de l'homme au diapason de la Musique des sphères - et la sagesse occulte qui se rattachait à cela, eh bien c'est ce que les anciens scaldes désignaient sous le nom de Poésie, quelque chose de tout à fait incomparable avec ce que l'on entend par là de nos jours : la Coupe argentée du Soleil, le "Navire des Nains", le secret des Cornes et du Chaudron... Les traditions les plus immémoriales s'éclaireront ainsi d'une lumière nouvelle à vos yeux et vous comprendrez mieux maintenant l'universalité fabuleuse de ce grand symbole dont Platon se faisait l'écho dans sa description quasi mythique du taurobole atlante - cette antique île atlantide où l'on égorgeait le Taureau tout en haut de l'axe du monde...
« On lâchait des taureaux dans l'enclos sacré de Poséidon. Les dix rois, restés seuls, après avoir prié le dieu de leur faire capturer la victime qui lui serait agréable, se mettaient en chasse, sans arme de fer, avec seulement des épieux et des filets. Celui des taureaux qu'ils prenaient, ils le menaient à la Colonne et l'égorgaient à son sommet, comme il était prescrit. après qu'ils avaient effectué le sacrifice, conformément à leurs lois, et consacré toutes les parties du taureau, ils remplissaient de sang un chaudron et aspergeaient d'un caillot chacun d'eux ; le reste ils le mettaient au feu, après avoir fait des purifications autour de la colonne. Ensuite, puisant du sang avec des cornes d'or dans le chaudron (...) ils buvaient le sang et remettaient lesdites cornes en ex-voto dans le sanctuaire du dieu.»
[ Platon, Critias 119-120 ]
« Le secret des Cornes et du Chaudron...[ Il convient évidemment de se souvenir ici que le Taureau se trouve traditionnelement en rapport avec le larynx dans l'ancienne astrologie, en tant que source cosmique originelle des forces formatrices de l'organe phonateur humain... Le Taureau (larynx) se trouve bien à 180° du Scorpion (sexe) dans le ciel, et l'ésotérisme n'ignore pas que ce dernier était à l'origine désigné sous le symbole hautement révélateur de l'Aigle...» p136-137

« Ce même Chaudron qu'on nommait Hôlmos à Delphes, et qui se trouvait au centre d'un rite oraculaire tellement extraordinaire qu'on n'en retint jamais que les éléments les plus superficiels ; je veux parler de l'oracle d'Apollon dans l'"antre" de la Pythie. Il y avait là, dans l'endroit le plus reculé du temple - en fait, on ne le localise pas exactement, et l'on chercherait en vain sur place quoi que ce soit de cette nature - une manière de grotte où béait, si l'on en croit les plus anciennes chroniques, une fissure, un "gouffre" où jadis aurait été précipité le Serpent Python et d'où, depuis, montaient et s'enroulaient ces prophétiques "vapeurs" qui, dit-on, s'exhalaient du corps foudroyé du Dragon. Tout cela, n'étant, une fois de plus, que la description purement ésotérique d'une réalité ne participant absolument pas d'une perception sensorielle des choses - et c'était là, juste au-dessus de cet "abîme" qu'avait été placé, sur un trépied d'airain, l'Hôlmos, cet Hôlmos sacré dans lequel allait ensuite s'asseoir la prophétesse, cette Pythie des lèvres de laquelle tombaient alors le verbe sybillin...TRISKEL
Vous dire maintenant ce que furent pour les Anciens ce "Gouffre" et ce Dragon, le Trépied, la Colonne et la Chaudron qui la surmonte ne serait plus qu'un exercice de style, et vous aurez compris que, dès lors que le Chaudron se trouvait être le triple Signe occulte de la Terre, de la Lune et du Soleil entre eux, la Colonne elle-même n'était ni plus ni moins que l'Axe du Monde lui-même, au bas de laquelle il n'est encore besoin de nos jours que de lever les yeux pour voir scintiller au ciel les étoiles du Dragon dans le nord aussi bien que celles du Navire dans le sud et ce, comme il se devait, à l'exact emplacement du pôle de rotation de l'orbite lunaire au ciel : il suffisait de chercher Canope...»
p138

« ...ce Vase cosmique, cet Odhroerir des scaldes, cette Coupe d'argent scintillante où l'Hostie sombre repose, c'est cela que les initiés médiévaux nommèrent le Graal, le Saint Vaissel des Chevaliers de la Table Ronde et la Coupe cosmique où se recueillit le Sang du Christ au soir de sa crucifixion sur le "mont du crâne", en ce soir de pleine lune 33 qui vit se consommer le mystère solaire du Golgotha : l'infiltration, l'effusion du principe solaire du Christ dans l'aura de la Terre au cours de la pleine lune pascale, voilà ce que le Graal recueilli au ciel en accomplissement d'un Mystère dont le mythe de Kvasir ne fut qu'un reflet prémonitoire, en même temps que l'annonce d'un temps qui verrait le Verbe Lui-même S'incarner et transfuser au monde Son Sang : la Communion renouvelée de toutes les âmes dans l'unité du Verbe solaire Lui-même.» p139

n.b. : Dans la mythologie nordique, Kvasir est un dieu créé de la salive de l'ensemble des autres dieux en guise de gage de paix après la guerre entre les Ases et les Vanes. En effet les dieux Ases et les Vanes crachèrent dans une même coupe pour exprimer leur serment de réconciliation puis ils formèrent de leur salive ce nouveau dieu des plus sages. Kvasir fut ensuite assassiné par les nains Fjalar et Galar qui créèrent l'hydromel poétique en mêlant son sang à du miel, Ils récupèrent son sang dans deux cuves appelées Són (« sang ») et Boðn (« récipient »), et un chaudron appelé Óðrœrir (« celui qui excite l'esprit »). L'hydromel devint alors objet de convoitises, et le dieu Odin finit par s'en emparer au bénéfice des dieux et des poètes. Kvasir signifie ainsi "boisson fermenté. http://fr.wikipedia.org/wiki/Kvasir

« Qu'était en fait l'Alphabet? L'Alphabet était ce que les cieux révélaient par l'intermédiaire de leurs étoiles fixes et des planètes se mouvant entre elles. En disant l'Alphabet avec cette sagesse instinctive que connaissent les hommes, on parlait en astronome. Dire l'Alphabet et enseigner l'astronomie équivalait en ces temps anciens à une seule et même chose...C'est à la manière d'une révélation que l'on considérait cette sagesse, une révélation qui devenait expérience pour l'homme à travers tout ou partie de la phrase originelle.» p 276 _ Rudolf Steiner, Les forces cosmiques et la constitution de l'homme, Dornach 1921

« Dans le langage d'aujourd'hui, alpha peut être approximativement rendu par "celui qui vit dans sa respiration". Dans cette dénomination nous avons une allusion directe au passage de l'Ancien Testament selon laquelle un Souffle Vivant fut insufflé à l'Homme lors de sa création sur Terre. En bref, la première lettre de l'Alphabet voulait exprimer comment la respiration fit de l'Homme un être terrestre (...) Et si vous prenez maintenant le bêta - faites également une comparaison avec le mot hébreu correspondant - vous avez la représentation d'une enveloppe, de la maison. Si bien que, si l'on voulait exprimer dans la langue moderne ce que l'on éprouvait jadis quand on disait alpha bêta, on pourrait l'exprimer par ces mots : "L'Homme en sa Maison" - l'Homme en son temple, autrement dit ésotériquement en son corps physique - « On pourrait ainsi passer en revue tout l'Alphabet et l'on exprimerait alors un concept, un sens, une vérité sur l'Homme en énumérant tout simplement l'ensemble des dénominations alphabétiques : on engloberait en quelque sorte, en une phrase parfaite, le mystère de l'Homme.»
p288-289 _ Rudolf Steiner, Les forces cosmiques et la constitution de l'homme, Dornach 1921, p265

              runes et signes astrologiques

« Dès lors, lorsque l'on sait ce qu'est le "Souffle" en ésotérisme - le Souffle Vivant, l'Esprit de Vie - on comprend alors seulement ce qui conduisit les concepteurs de l'Alphabet à prêter à cette lettre tout à la fois la forme et le nom de cette constellation traditionnellement attribués au Saint Esprit : Aleph, le Taureau.
Il faut bien savoir, en effet, qu'ayant été conçu approximativement au XIIIe siècle avant JC, le premier prototype de l'Alphabet se trouva l'avoir été pendant une époque de culture encore en rapport, ésotériquement parlant, avec la Vierge et le Taureau, et l'on ne saurait s'étonner que l'hiéroglyphe A taureaude ce dernier, première constellation du ciel à l'époque en question, ait pu tout aussi naturellement se trouver inaugurer, tout à la fois l'année solaire au ciel et la mantram alphabétique de l'Homme sur terre : Chaque lettre s'inscrivant alors l'une après l'autre dans une "maison" zodiacale et sous un signe déterminé dans le ciel, il s'ensuivait ainsi qu'elles se répartissaient toutes, en un double anneau de onze constellations depuis le Taureau jusqu'au Bélier - l'actuelle Balance et le Scorpion ne formant alors encore, à cette époque, qu'une seule et même constellation : celle-là les Pinces, et celui-ci le corps et l'Aiguillon - soit, en un an, du début du printemps jusqu'à la dernière lune d'hiver, vingt deux signes observables deux par deux suivant leur prime apparition dans le ciel et selon le procédé du très ancien système AL-BaM.» p289-290


J.Y. GUILLAUME, Les runes et l'écriture des étoiles, dervy, 1992.




gauche left fleche ancre haut droite right fleche

ligne de basse