Le cyclone et son cœur en particulier

prennent alors de nouvelles dimensions, Ombatulkan,

tel un dieu des eaux,

domine l’océan et son navire, s’en éloigne,

empruntant dans son vol plané

les couloirs trous de ver et les courants aériens,

prêt à toucher, du bout des plumes à la force du vent,

l’énorme masse liquide qui s’étend haute et éminente

en une tour cyclique à révolution cataclysmique.



Et il tournoie des ailes et des yeux dans le tourbillon d'apocalypse diluvien,

de sa bouche parole d’entre ses mains papillon,

une sphère bulle d’eau ignée, perle d’œuf monde, née,

enfle, siffle et souffle à l'image d'un dragon poisson

qui grimpe, rampe, monte en spirale cosmique,

anémo-armillaire ammonite, puissante vis sans fin,

serpent sinueux saisissant et suivant sa piste vertigineuse,

concentré, transcendé si vite et si mince

à un fil tendu entre l'escalade et la chute,

suspendu dans le vortex univers,

le gouffre, l’espace, l'écho ou le cosmos tout entier, qu’importe,

là où seule vibre et résonne une unique et même voix qui chante comme...


…ooooooommmmmmm…

(Extrait de Souffle d'EL)

badigeon
gauche left fleche ancre haut droite right fleche

ligne de basse