awebdel al ricoyot



Accroupi au milieu d'un cimetière en feu,

son âme s'échappant des entrailles puantes,

le mort se consume, s'achève.

Le corbeau, maître des lieux, assit en tailleur

sur un coussin de marbre, un trône de pierre tombale,

une étincelle de folie sommeille entre ses yeux.

Le mortel sanctuaire se lamente alors dans un autre spasme,

il pleure en pluies acides, inondant les allées d'un fleuve naissant

- pour aller se perdre dans une mer Rouge sang.

Les cadavres y flottent, la mort s'y frotte à tout rompre,

même le point final de rupture,

celui que l'on met à la fin d'une prière, d'un aveu.

Passe derrière...

Passe derrière moi, sous mes jambes, la faux porte-bonheur.

Elle siffle dans les airs, je la suis, je m'essouffle.

Sur ma tombe elle sacrifie mon dernier souffle.

Calmé, le corbeau dit "ouf".

Pauvre fou.

badigeon

gauche left fleche
ancre hautdroite right fleche

ligne de basse